logo spip
Manifestations dans toute la France le 1er juillet

Résistance et vigilance

[Journée nationale d’actions le 1er juillet à l’appel du RESF et de l’UCIJ]
samedi 1er juillet 2006.
 

Une grande manifestation se déroulera à Paris samedi 1er juillet 2006, 15h, à partir de la place de la Bastille à l’appel du Réseau éducation sans frontières et du collectif Uni-e-s contre une immigration jetable.

De nombreux autres rassemblements se dérouleront ailleurs en France ce même samedi (Aurillac, Avignon, Beauvais, Clermont-Ferrand, Lyon, Marseille, Metz, Montluçon, Quimper, etc.). Pour en avoir un aperçu complet, consultez l’agenda du site.

Le projet de loi Sarkozy relative à l’immigration et à l’intégration vient d’être adopté définitivement par les deux assemblées parlementaires. Cette réforme, adoptée dans une urgence que rien ne justifiait, entend opérer un tri entre les bons étrangers - ceux qui sont utiles à l’économie et prétendument au rayonnement international de la France - et les « mauvais » étrangers qui constitueraient un fardeau pour notre République. Ce faisant, elle organise un système de précarité perpétuelle pour les immigrés et les prive du respect de droits aussi fondamentaux que celui de vivre en famille ou le respect de la vie privée.

Le combat de l’UCIJ (Uni(e)s contre une immigration jetable) a été rejoint par près de 800 organisations et plus de 85 000 personnes ont signé la pétition lancée en janvier. Des artistes, des intellectuels, des syndicalistes ont aussi tenu à faire publiquement connaître leur rejet d’une politique toute centrée sur l’exclusion et la répression. Dans de nombreuses régions, des collectifs se sont organisés pour faire entendre leurs protestations et affirmer leur solidarité avec les étrangers.

En cette fin d’année scolaire, cette mobilisation rencontre particulièrement celle du RESF (réseau éducation sans frontière), qui a déjà rallié près de 70 000 personnes et se bat pour que les jeunes scolarisés et leurs familles soient régularisés, ceux-là mêmes que la réforme condamne à la clandestinité.

Comme par hasard, le jour même où les discussions sur son projet de loi commençaient au Sénat, le ministre de l’Intérieur annonçait une « mesure de clémence » à l’endroit de familles sans papiers, cherchant ainsi à la fois à enrayer le mouvement de protestation grandissante et à s’attirer des indulgences sur sa gauche, comme il avait su le faire en 2003 avec la prétendue suppression de la double peine. Mais ne nous y trompons pas : cette circulaire du 13 juin 2006 adressée aux préfets n’est en rien une opération de régularisation, et compte tenu des critères cumulatifs fixés, les familles qui peuvent espérer le prolongement de leur séjour seront bien peu nombreuses au regard de la population concernée. Outre des différences notables d’interprétation de la part des préfectures, on constate toujours des pratiques administratives et policières inacceptables qui se résument en peu de mots : accueil déplorable, pièges et risques d’arrestations.

La mobilisation ne s’arrêtera donc pas avec le vote de cette loi.

Il n’est pas trop tard ; c’est même le moment de dire :
- non à une loi qui va fabriquer de nouveaux cas de sans papiers (jeunes, conjoints de Français, familles entières, travailleurs...), prolonger le calvaire de ceux et celles qui auraient pu prétendre à obtenir une carte de séjour notamment en raison de leur 10 ans de présence habituelle en France et maintenir sous titre de séjour précaire des personnes qui ont vocation à s’installer durablement en France ;
- non à une réforme qui méprise les libertés fondamentales et établit une hiérarchie entre les Hommes ;
- non aux expulsions de familles qui s’annoncent avec la fin de l’année scolaire.

L’UCIJ et le RESF appellent
celles et ceux qui ont choisi de dire tout simplement « non »
à cette politique indigne
à manifester dans toute la France 1er juillet

Pour Paris : départ 15 h place de la Bastille ;
Pour les autres villes consulter l’agenda du site web

Si vous êtes organisateur d’un rassemblement qui n’est pas encore référencé, merci de nous informer par mail en cliquant ici.


Communiqué au format A4
[pdf, 66,2 ko]