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Français(es) et étranger(e)s, ensemble contre la précarité, pour le respect et l’égalité des droits

jeudi 5 décembre 2013.
 

En 2006, nos organisations et associations ont fondé le Collectif « Uni(e)s contre l’immigration jetable » (UCIJ) pour s’opposer au projet de loi modifiant une nouvelle fois le Code de l’entrée, du séjour et du droit d’asile (CESEDA). Nous condamnions une logique politique qui voulait lier le droit au séjour aux besoins estimés de l’économie, aggravait de plus en plus l’accès aux droits des personnes étrangères et les stigmatisait pour tenter de les opposer au reste de la population.

Aujourd’hui la situation des étrangers s’est encore dégradée. Certes l’action des collectifs de sans-papiers, les mobilisations citoyennes autour du Réseau Education Sans Frontières (RESF), l’engagement de syndicats (notamment de la CGT, Solidaires, FSU, CFDT, UNSA d’octobre 2009 à juin 2010) aux côtés des travailleurs-euses sans papiers en grève, le soutien des associations, ont permis d’empêcher des expulsions et d’arracher des régularisations. Mais les objectifs chiffrés du Ministère de l’Intérieur en matière de reconduites à la frontière restent ceux du gouvernement précédent.

Le droit d’asile est bafoué, les expulsions continuent et trop de sans papiers restent soumis à une terrible précarité, victimes d’un système qui, non content d’encourager leur surexploitation au travail, les pénalise sur le plan du logement (trop de personnes sont à la rue), de la santé, de l’insertion sociale et professionnelle ou de la vie familiale… Et ceux d’entre eux qui sont régularisés le sont trop souvent avec des titres précaires qui ne permettent pas leur plein accès aux droits.

Ce qui était inacceptable sous la présidence de M. Sarkozy ne l’est pas moins sous la présidence de M. Hollande.

Nombre de citoyennes et citoyens ne comprennent pas que soit poursuivie à l’identique une politique qu’ils et elles croyaient avoir dénoncée avec leurs votes. Nombreux sont celles et ceux qui manifestent leur solidarité avec les hommes et les femmes sans papiers, avec les jeunes majeurs et les familles menacés d’expulsion, avec les exilés des jungles, avec les mineur·e·s laissé·e·s à la rue ou les enfants placés en rétention encore aujourd’hui...

Fidèles à notre engagement de 2006, nous refusons toute politique d’immigration qui repose sur une logique répressive et xénophobe, nous condamnons les déclarations sur la démographie des populations africaines ou sur la prétendue incapacité de la majorité des Rroms à s’intégrer, nous dénonçons la persécution des Rroms ainsi que toute discrimination ou stigmatisation en lien avec l’origine ou la religion.

Nous revendiquons la refonte de la loi pour permettre

Face à la multiplication des titres précaires, cela passe notamment par la délivrance de titres de séjour pérennes et de plein droit, dans la perspective de la généralisation de la carte de résident, conquête de la mobilisation de la Marche pour l’égalité. Enfin nous voulons que soit tenue la promesse faite en 1981 de donner le droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers.

Nous appelons à renforcer toutes les mobilisations allant dans ce sens et, comme premier acte d’une campagne nationale, nous appelons à faire du 18 décembre 2013, journée internationale des droits des travailleurs et travailleuses migrant(e)s et de leurs familles, une grande journée de lutte et de manifestations.

MANIFESTATION MERCREDI 18 DÉCEMBRE à 18h du M° Belleville à République

Premiers signataires : Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie - AILES Femmes du Maroc – ATTAC - Femmes Egalité – Fédération Tunisienne pour une Citoyenneté des deux Rives - Fédération des associations des travailleurs et des jeunes - La Cimade - LDH - Mouvement du christianisme social - MRAP – Réseau Chrétien Immigrés – RESF / CGT – FSU – SAF - Union syndicale de la psychiatrie / Ensemble ! - EELV – LO - PCF - PCOF – Parti de gauche


Appel UCIJ 18.12.13